Le jury de l’appel à candidatures pour la conception du pavillon luxembourgeois à la 19e Biennale d’Architecture de Venise s’est réuni pour le second tour le mardi 19 mars. Il a retenu, parmi les trois équipes curatoriales candidates, le projet « Sonic Investigations » de Mike Fritsch, Alice Loumeau et Valentin Bansac pour représenter le Luxembourg à la Biennale d’Architecture de Venise 2025.

Le jury tient à féliciter les trois équipes lauréates du premier tour pour la qualité des projets remis et la pertinence des thèmes abordés. Les trois équipes ont proposé une réflexion construite sur une connaissance et une analyse fine du territoire luxembourgeois, tout en l’inscrivant au cœur des problématiques et défis contemporains.

À l’issue d’un échange nourri et riche, le Jury a retenu à l’unanimité le projet « Sonic Investigations » de Mike Fritsch, Alice Loumeau et Valentin Bansac pour la réalisation du pavillon luxembourgeois de la 19e Biennale d’Architecture de Venise.

Le projet « Sonic Investigations », qui s’articule autour de la pratique acoustique de la recherche sur l’Anthropocène, propose une exploration sensible du territoire luxembourgeois à travers différents environnements, endroits et une pluralité de voix. En stimulant notre prédisposition à l’écoute, il nous offre un nouveau prisme pour comprendre le territoire et rend ainsi audible l’impact de l’activité humaine sur nos écosystèmes.

Le projet a été retenu pour sa capacité à soulever des problématiques contemporaines d’envergure liées aux espaces construits, pour sa remise en question de notre appréhension normative des territoires, la documentation sourcée et référencée qu’il convoque ainsi que sa cohérence conceptuelle et curatoriale. Son approche de la recherche et de la mise en espace, animée par le désir d’expérimenter et de partager de nouveaux outils de compréhension de l’environnement bâti a achevé de convaincre le jury qui y a également vu l’opportunité de créer un dialogue riche et positif autour des questionnements liés à l’Architecture et ses disciplines connexes.

Statement de l’équipe artistique
Sonic investigations est une proposition immersive, ambitieuse et radicale de se focaliser sur le son. Dans des sociétés contemporaines saturées d’images, la vue éclipse les autres sens, nécessaires pour appréhender pleinement les dynamiques invisibles de notre relation sensible aux territoires. À la manière de l’œuvre silencieuse 4’33 » de John Cage, c’est une suggestion de fermer les yeux et d’écouter activement. Comme contre-projet à l’hégémonie des images, l’acte d’écouter offre de nouvelles possibilités pour explorer les environnements construits et naturels dans le but de déplacer notre attention et de donner la parole aux plus qu’humains.

En tant que recherche pratique et théorique, le projet sert d’outil afin de réexplorer le territoire dense du Luxembourg où les sons des entités biologiques, géologiques et anthropiques se mêlent dans le paysage sonore complexe de l’Anthropocène. Comment révéler le caractère enchevêtré de situations contemporaines spécifiques au Luxembourg ? Grâce à l’écoute, une nouvelle expérience de l’espace offre de révéler plus que ce que nous voyons, comme une opportunité d’imaginer de nouvelles réflexions et approches sensorielles aux pratiques architecturales.

Photo © Simon Nicoloso

Biographies de l’équipe artistique
Mike Fritsch est un architecte, urbaniste et enseignant luxembourgeois travaillant entre la France et le Luxembourg. En tant qu’architecte, Mike oscille entre stratégies transformatives à grande échelle et réparations architecturales en collaboration avec l’AUC, ceci après avoir passé plusieurs années à l’OMA de Rotterdam. En parallèle, Mike enseigne à l’ENSA-Marseille où il manipule de nouveaux récits territoriaux autour des adaptations et des interactions sociales du “déjà-là”.

Alice Loumeau est une architecte, chercheuse et cartographe franco-canadienne. Elle réalise des enquêtes spatiales à travers l’écriture et la cartographie, explorant les territoires en mutation de l’Anthropocène.  Alice est diplômée du master d’Expérimentation en Arts Politiques dirigé par Bruno Latour à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po). Alice a travaillé comme architecte à Rotterdam à l’OMA/AMO, à Paris et Londres, et participe à des expositions, des publications et des résidences, notamment à la Villa Albertine à Marfa, États-Unis, en 2024.

Valentin Bansac est un architecte, chercheur et photographe français. Il a précédemment travaillé à l’OMA/AMO avec Rem Koolhaas où il a participé à Countryside, the future, un projet de recherche et d’exposition au Guggenheim de New York. Valentin est diplômé du master d’Expérimentation en Arts Politiques dirigé par Bruno Latour à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po). Il enseigne actuellement un projet de recherche sur deux ans intitulé Domesticated Foodscapes à l’EPFL et participe au programme Organismo: Art in Applied Critical Ecologies organisé par TBA21, une fondation d’art contemporain à Madrid.

En 2022, Alice et Valentin ont co-initié MATTERS.xyz, un projet collectif rhizomatique qui explore de nouveaux récits territoriaux par des alliances interdisciplinaires et l’accumulation de médias.

Équipes curatoriales lauréates du 1er tour

Le Jury

A Comparative Dialogue Act, projet de l’artiste luxembourgeois Andrea Mancini et du collectif pluridisciplinaire Every Island représentera le Luxembourg à la 60ème Exposition Internationale d’art de Venise – La Biennale di Venezia.

Le projet du pavillon luxembourgeois bouscule le concept établi d’auteur comme artiste individuel en présentant un ensemble d’oeuvres où les artistes se dessaisissent de leur ego au profit d’une exploration approfondie de la créativité collective à travers le médium du son.

Le titre A Comparative Dialogue Act résume la nature de ce projet expérimental : une exploration de langages acoustiques variés et une réflexion sur le dialogue par-delà le visuel, dans le monde immersif du son comme outil de négociation. L’exposition interroge la puissance transformatrice du son comme médium afin de favoriser les connexions et la compréhension. Elle vise à transcender les limites au moyen de points de vue singuliers sur ce que le son est capable d’apporter aux gestes de l’interprétation, de la distorsion, de l’appropriation. Le pavillon est élaboré comme une infrastructure permettant la transmission du son. La technologie est mobilisée de manière à développer une expérience locale de recherche sur la transmission de la connaissance et le concept de work in progress. Au gré d’un programme de résidences, déployé sur toute la durée de la Biennale d’Art 2024, le pavillon se transformera en espace de production, chaque démarche individuelle apportant sa contribution à un corpus partagé. Quatre artistes émergents, venus d’horizons divers, s’y associent pour une collaboration inédite : la musicienne et performeuse espagnole Bella Báguena, l’artiste française transdisciplinaire Célin Jiang, l’artiste turque Selin Davasse et l’artiste suédoise Stina Fors.

Leurs démarches, différentes mais concordantes, sont autant de manières d’envisager les nombreux points de rencontre entre identité, performance et son. Les artistes sont invités à interroger les éléments qui définissent leur pratique individuelle et leurs méthodes artistiques. Au début de la Biennale d’Art 2024, chaque artiste est invité à créer une bibliothèque sonore représentant sa démarche. Ces bibliothèques seront intégrées à l’espace du pavillon où elles constitueront un outil partagé. Chaque artiste s’appropriera cette bibliothèque afin de créer un paysage sonore. L’objectif est de stimuler la collaboration et de construire une communauté par la compréhension et l’interprétation des sons fournis par les autres artistes. Ce corpus d’oeuvres – à la fois les bibliothèques et les productions des résidences – est voué à être redigéré et réintégré en permanence ; par-delà les notions d’auteur et d’appropriation.

Chacun des artistes prendra part à une série de performances. La performance fait partie intégrante de l’oeuvre d’art collective ; elle constitue le moment durant lequel chaque artiste présente sa contribution au public. L’ensemble des pièces fera l’objet d’une édition en vinyle, qui sera publiée à la fin de la Biennale d’Art 2024.

A Comparative Dialogue Act compose une oeuvre d’art sonore aux contours flous, visant à repousser les limites de la production artistique contemporaine.

 

Artistes en résidence

Selin Davasse
Résidence : 08–21 avril
Selin Davasse (Ankara, 1992) vit et travaille à Berlin. Sa pratique de la performance, fondée sur la recherche, réaffecte des techniques littéraires et performatives disparates afin de concevoir et de mettre en oeuvre l’éthique de passés et de présents alternatifs et d’avenirs spéculatifs. Composée de textures narratives et sonores, son oeuvre condense des systèmes de pensée dans des expressions féminines intimes, sous la forme de chansons ou de discours, où des strates ludiques et participatives induisent souvent avec le public des relations d’hospitalité. Elle a récemment présenté ses performances à The Fairest, à Berlin (2023) ; Blinkers, à Winnipeg (2023) ; Hacer Noche, à Oaxaca (2022) ; School of Kindness, à Sofia (2022) ; à la galerie Škuc Gallery, à Ljubljana (2022) ; à Centrale Fies, à Dro (2022) ;
aux Wiener Festwochen, à Vienne (2022) ; à la Tanzfabrik, à Berlin (2022) ; au festival Rokolectiv, à Bucarest (2021) ; à la Volksbühne, à
Berlin (2020-2021).
Instagram : @radicalized_faghag

Célin Jiang
Résidence : 24–30 juin
Célin Jiang est artiste-chercheuse. Son travail est transdisciplinaire, politique et infiltré : il vise à explorer les relations entre les arts, les technologies et les humanités numériques. L’approche décoloniale de son travail est ancrée dans le cyberféminisme. En interrogeant notre perception des identités dans un contexte globalisé d’esthétique transculturelle, Célin Jiang prône l’interopérabilité et considère l’hybridation comme vecteur sensible de métamorphose : comment opère le potentiel dissident des expressions artistiques à l’ère phygitale des réseaux sociaux ? » Le travail de Célin a récemment été exposé à Cité Internationale des Arts, Paris (2023); Bourse de commerce | Pinault Collection, Paris (2023); Fondation Pernod Ricard, Paris (2023); Biennale Internazionale Donna, Trieste (2023); Château de Montjuïc, Barcelona (2023); V illa Arson, Nice (2023); VSRL, New York (2023) et Fondation Fiminco, Romainville (2022).
Instagram : @bis0u.magiqu3

Stina Fors
Résidence : 18–28 juillet
Pleines d’esprit, faites d’improvisation et mobilisant une habileté vocale stupéfiante, les performances de Stina Fors (Suède, 1989) produisent, à chaque fois qu’elle entre en scène, une impression extraordinaire, sans équivalent. L’artiste est connue pour le groupe de punk féminin dont elle est l’unique membre, Stina Force – et dont on ne peut vivre l’expérience qu’en live. Les performances sont toutes différentes ; tout est créé en direct. L’artiste jouit d’un goût certain pour l’absurde et l’étrange. Stina chante et joue de la batterie en autodidacte. Sa dernière œuvre, A Mouthful of Tongues [La Bouche pleine de langues], mobilise la ventriloquie dans tous ses aspects et des hurlements dissonants. La performance nous conduit à nous interroger : comment de tels sons peuvent-ils provenir de cette personne ? Les performances de Fors sont tendues, pleines d’humour et de puissance brute. L’artiste nous entraîne également à produire des voix extrêmes, comme les râles du mourant ou pire, sans abîmer notre voix. Stina a été formée à la SNDO (School for New Dance Development), à Amsterdam. Elle vit actuellement à Vienne (Autriche). Elle a récemment présenté son travail au CA2M Móstoles, à Madrid (2023) ; à Centrale Fies, à Dro (2023) ; au MDT de Stockholm (2023) ; à Nobody’s Indiscipline, à Milan (2023) ; dans le cadre de Secuencia#2, à Fabra i Coats, à Barcelone (2023) ; à la galerie Steinsland Berliner, à Stockholm (2023) ; aux Wiener Festwochen, à Vienne (2023) ; à Brut Wien, à Vienne (2022) ; à Campo, à Gand (2022) ; à Inkonst, à Malmö (2021) ; et au Water Mill Center, à New York (2019).
Instagram : @stinaforce

Bella Báguena
Résidence : 9–15 septembre
L’artiste femme non binaire trans espagnole Bella Báguena (Valence, 1994) travaille dans plusieurs domaines comme la musique, la performance, la joaillerie et autres médias. La production artistique de Bella tend notamment à un autoexamen en termes de genre et à un processus intuitif et émotionnel où sa voix, ses mouvements corporels et son identité, ainsi que divers objets, espaces et technologies, sont mobilisés dans des pièces sonores, vidéo, sculpturales ou performatives dont la clé réside dans la charge émotionnelle et la densité de la pensée de l’identité de la femme trans. Elle a récemment présenté ses performances au Trauma Bar, à Berlin (2023) ; au Teatro Academico Gil Vicente, à Coimbra (2023) ; à A10, à Valence (2023) ; au festival Rokolectiv, à Bucarest (2023) ; à Las Cigarreras, à Alicante (2023) ; au festival Construction, à Dresde (2023); à Systema, à Marseille (2023) ; au Palais de Tokyo, à Paris (2022) ; à Nieuw Dakota, à Amsterdam (2022) ; à Shape+ Platform, à MeetFactory, à Prague (2022).
Instagram : @xbellaxbaguenax

Pour la 60ème Exposition Internationale d’art de Venise, le ministère de la Culture a nommé Kultur | lx—Arts Council Luxembourg commissaire, et Mudam Luxembourg—Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean, organisateur du pavillon luxembourgeois.

Commissaire nommé par le ministère de la Culture : Kultur | lx—Arts Council Luxembourg
Organisateur : Mudam Luxembourg—Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean
Curateur : Joel Valabrega (assisté par Nathalie Lessure)
Artistes : Andrea Mancini & Every Island
Artistes en résidence :
Selin Davasse | Résidence : 08 – 21 avril | Performances : 17 – 21 avril
Célin Jiang | Résidence : 24 – 30 juin| Performances : 29 – 30 juin
Stina Fors | Résidence : 18 – 28 juillet| Performances : 27 – 28 juillet
Bella Báguena | Résidence : 09 – 15 septembre | Performances : 13 – 14 septembre

L’exposition reste accessible au public pendant les périodes de résidence selon les heures d’ouverture de l’Arsenale.

Le projet du pavillon luxembourgeois bouscule le concept établi d’auteur comme artiste individuel en présentant un ensemble d’oeuvres où les artistes se dessaisissent de leur ego au profit d’une exploration approfondie de la créativité collective à travers le médium du son.

Le titre A Comparative Dialogue Act résume la nature de ce projet expérimental : une exploration de langages acoustiques variés et une réflexion sur le dialogue par-delà le visuel, dans le monde immersif du son comme outil de négociation.

L’exposition interroge la puissance transformatrice du son comme médium afin de favoriser les connexions et la compréhension. Elle vise à transcender les limites au moyen de points de vue singuliers sur ce que le son est capable d’apporter aux gestes de l’interprétation, de la distorsion, de l’appropriation.

Le pavillon est élaboré comme une infrastructure permettant la transmission du son. La technologie est mobilisée de manière à développer une expérience locale de recherche sur la transmission de la connaissance et le concept de work in progress.

Au gré d’un programme de résidences, déployé sur toute la durée de la Biennale d’Art 2024, le pavillon se transformera en espace de production, chaque démarche individuelle apportant sa contribution à un corpus partagé. Quatre artistes émergents, venus d’horizons divers, s’y associent pour une collaboration inédite : la musicienne et performeuse espagnole Bella Báguena, l’artiste française transdisciplinaire Célin Jiang, l’artiste turque Selin Davasse et l’artiste suédoise Stina Fors.

Leurs démarches, différentes mais concordantes, sont autant de manières d’envisager les nombreux points de rencontre entre identité, performance et son.

Les artistes sont invités à interroger les éléments qui définissent leur pratique individuelle et leurs méthodes artistiques. Au début de la Biennale d’Art 2024, chaque artiste est invité à créer une bibliothèque sonore représentant sa démarche. Ces bibliothèques seront intégrées à l’espace du pavillon où elles constitueront un outil partagé. Chaque artiste s’appropriera cette bibliothèque afin de créer un paysage sonore. L’objectif est de stimuler la collaboration et de construire une communauté par la compréhension et l’interprétation des sons fournis par les autres artistes.

Ce corpus d’oeuvres – à la fois les bibliothèques et les productions des résidences – est voué à être redigéré et réintégré en permanence ; par-delà les notions d’auteur et d’appropriation.

Chacun des artistes prendra part à une série de performances. La performance fait partie intégrante de l’oeuvre d’art collective ; elle constitue le moment durant lequel chaque artiste présente sa contribution au public. L’ensemble des pièces fera l’objet d’une édition en vinyle, qui sera publiée à la fin de la Biennale d’Art 2024.

A Comparative Dialogue Act compose une oeuvre d’art sonore aux contours flous, visant à repousser les limites de la production artistique contemporaine.

Le jury de l’appel à candidatures pour la conception du Pavillon luxembourgeois à la 19e Biennale d’architecture de Venise 2025 s’est réuni le mardi 9 janvier et a désigné les trois projets lauréats pour le second tour parmi 8 projets reçus.

Le jury a apprécié la pertinence des thèmes développés dans les candidatures sélectionnées et est convaincu qu’ils contribueront à construire un discours autour de la discipline de l’architecture.

Les membres du jury de l’appel à candidatures pour le pavillon luxembourgeois tiennent à remercier tous les candidats pour l’intérêt qu’ils ont manifesté, en participant à l’appel, à la présence du Luxembourg à cet événement international en 2025. Le jury salue également le travail effectué par les différentes équipes à cette occasion.

Equipes curatoriales retenues :

Le jury était composé de :

▪ Maribel Casas, Directrice, luca – Luxembourg Center for Architecture;
▪ Michelle Friederici, Présidente, Ordre des Architectes et des Ingénieurs conseils Luxembourg;
▪ Claudine Hemmer, Conseillère Arts visuel et Architecture, ministère de la Culture Luxembourg;
▪ Marija Marić, Curatrice du Pavillon Luxembourgeois en 2023 ;
▪ Eléonore Mialonier, Chargée de projet Architecture/Design/Métiers d’Art, Kultur | lx – Arts Council Luxembourg;
▪ Marion Waller, Directrice Générale, Pavillon de l’Arsenal, Paris;
▪ Nemanja Zimonjić, Directeur, Ten Studio, Zürich/Belgrade.

La date limite de dépôt des dossiers pour le second tour est fixée au 15 mars 2024 à minuit. Le projet lauréat sera annoncé le 27 mars 2024.

Plus d’information sur l’appel à candidatures.

La Biennale di Venezia, évènement incontournable, vient de fermer ses portes. Le pavillon luxembourgeois Down to Earth conçu par les curatrices Francelle Cane et Marija Marić, a conquis le public.

Depuis son inauguration officielle le 18 mai dernier en présence de de S.A.R. la Grande-Duchesse, la ministre de la Culture Sam Tanson, S.E. Michèle Pranchère-Tomassino, ambassadeur du Luxembourg à Rome, et de plus de 200 invités, le pavillon luxembourgeois à la Biennale d’Architecture de Venise n’a pas désempli. De fait, l’exposition Down to Earth a été visitée par 102 118 visiteurs pendant toute la durée de la Biennale. Plus de 285 000 visiteurs, en plus des 14 150 visiteurs de la preview, ont découvert l’Exposition Internationale d’Architecture, ce qui en fait la seconde Biennale la plus fréquentée de son histoire.

Le projet Down to Earth conçu par les architectes, curatrices et chercheuses Francelle Cane et Marija Marić, explore de manière critique les coulisses de l’industrie spatiale et les récits médiatiques et scientifiques sur lesquels elle fonde son développement futur. Conçu comme un Lunar laboratory – ces espaces de recherche destinés à tester « grandeur nature » les robots spatiaux mais servant aussi de studios médiatiques pour la promotion de la course à l’espace –, l’exposition du pavillon luxembourgeois s’appuyait sur les contributions d’Armin Linke, Lev Bratishenko, Jane Mah Hutton, Anastasia Kubrak, Amelyn Ng, Bethany Rigby et Fred Scharmen, ainsi que des collaborations avec différentes institutions, y compris le Centre canadien d’architecture.

Le pavillon a également été le lieu de rencontres et d’échanges fructueux entre les professionnels, les curatrices et le public. Outre les visites organisées en septembre durant les Pavilion Days, des évènements collatéraux, telles que des conférences et des tables rondes ont été organisés au Luxembourg (notamment par le luca – Luxembourg Center for Architecture), mais également à l’international.

« Avec le recul, nous ressentons une profonde humilité face à toutes les rencontres, conversations et collaborations incroyables qui ont grandement influencé notre initiative. Partant de la Lune pour redescendre sur Terre, notre exposition visait à susciter une discussion critique sur notre relation avec les ressources, tout en explorant les frontières entre la conservation, la recherche et l’engagement social. Nous exprimons notre gratitude à tous nos interlocuteurs et collaborateurs pour leur contribution à ce projet, aux journalistes pour leurs questions pertinentes et leur curiosité envers notre travail à Venise, ainsi qu’aux institutions qui ont soutenu notre travail depuis ses débuts », déclarent Francelle Cane et Marija Marić.

L’exposition a non seulement reçu un excellent accueil du public, mais également de la presse écrite nationale et internationale qui ont rendu compte de la réussite du Pavillon.

La publication Staging the Moon : Resource Extraction Beyond Earth, développée dans le cadre de la production du Pavillon Luxembourgeois à la 18ème Biennale d’Architecture de Venise, rassemble des textes des curatrices ainsi que des photographies des artistes Armin Linke et Ronni Campana. Cette dernière s’articule autour du thème de l’extraction des minerais extraterrestres, attestant des liens inextricables entre l’exploitation minière spatiale et sa médiatisation, le cadre légal de son développement ou encore la notion de biens communs.
La publication est en vente sur le site de l’éditeur Spector Books au prix de 32€.

Kultur | lx assurait pour la première fois, sur décision du ministère de la Culture, le commissariat du Pavillon luxembourgeois à la Biennale de Venise, mission qui se poursuivra pour les prochains Pavillon d’art et d’architecture, en lien avec les institutions culturelles luxembourgeoises impliquées.

Italia Music Export organise le prochain songwriting camp entièrement consacré aux femmes créatives dans le domaine de la musique : “She Is The Music”. Le camp se tiendra pendant la Milano Music Week, du 20 au 24 novembre, dans au LePark studios. Il réunira six artistes italiennes et six créateurs de musique internationaux pour cinq jours passionnants de sessions de coécriture. Kultur | lx – Arts Council Luxembourg est fier de présenter C’est Karma, artiste luxembourgeoise qui participera à l’édition de cette année. À 21 ans, elle est sur le point de terminer son nouvel album, qu’elle présentera lors d’une petite tournée en janvier 2024, notamment au festival Eurosonic de Groningue.

Lancé en 2019, She Is the Music compte parmi ses fondateurs, la chanteuse américaine Alicia Keys. Son objectif est d’accroître la présence des femmes dans l’industrie musicale, que ce soit en tant qu’artistes, productrices, ingénieures du son ou auteures-compositrices. Il s’agit d’un réseau mondial indépendant qui rassemble des femmes de tous les domaines de l’industrie musicale pour créer une force et un impact à l’échelle mondiale.

Étant donné que le camp se déroulera pendant la Milano Music Week, un événement majeur réunissant tous les acteurs de l’industrie musicale italienne, Italia Music Export prévoit également d’organiser un panel musical en collaboration avec She Is The Music, réunissant toutes les participantes.

Le She Is The Music Songwriting Camp est produit par Italia Music Export et She Is The Music, en partenariat avec le CNM — Centre national de la musique (France), WBM — Wallonie-Bruxelles Musiques (Belgique), The Spanish Wave (Espagne), VI.BE (Belgique) et Kultur | lx – Arts Council Luxembourg.

Plus d’informations :
https://sheisthemusic.org/
https://www.milanomusicweek.it/

 

Suite à l’appel à candidatures pour la Résidence de recherche et de création pour architectes, chercheurs en architecture, illustrateurs et auteurs à l’Academia Belgica de Rome en 2024, 6 candidatures ont été reçues. Le Jury, réuni le 13 octobre, a salué la diversité, l’engagement et la qualité des projets remis. Le Jury était composé de César Reyes Nájera (Université de Luxembourg, Master in Architecture), Karine Bouton (neimënster) et Nathalie Kerschen (Lauréate 2023).

À l’unanimité le Jury a décidé d’attribuer la résidence à Dirk Kesseler pour son projet de recherche « Research into architecture in illustration ».

Déclaration du Jury
Le jury a été séduit par l’approche multidisciplinaire, la clarté et la sincérité de la candidature de Dirk Kesseler. Son approche sensible et très personnelle de l’architecture – qui a peu à peu occupé une place centrale dans son travail et ses modus operandi – ainsi que l’exposé solide de ses motivations ont achevé de convaincre le jury.

Tel que présenté dans le dossier soumis, le jury a également estimé que les recherches plastiques que Dirk Kesseler pourrait mener à Rome, ville emblématique de la perspective antique et à ce titre très différente de sa ville de résidence, constitueraient très certainement une très belle opportunité et un défi intéressant dans le développement de sa pratique.

Le projet (extrait du dossier de candidature)
Les structures et éléments architecturaux, tant intérieurs qu’extérieurs, sont peu à peu devenus les éléments centraux de mes compositions fonctionnant comme des cadres visuels, des éléments de décor constituant une part essentielle du procédé narratif. J’ai ainsi passé de plus en plus de temps à relever les subtils détails de la structure et des ornements architecturaux de mon environnement, analysant les matériaux et leur incidence sur les ombres et la lumière.
Mais mon ambition artistique n’est pas de présenter une reproduction photographique de ces structures, bâtiments mais de réarranger leurs formes les plus reconnaissables en vue d’en tirer une composition graphique intéressante : agrandir et étirer les espaces afin d’offrir des points de vue inhabituels, parfois même jusqu’au surréel, afin de provoquer toute une gamme de sentiments allant de l’excitation au malaise, ne pas adhérer aux règles habituelles de la perspective en manipulant l’espace pour obtenir l’effet désiré et, parfois, ne pas utiliser ces éléments comme décor et support narratif mais les laisser devenir sujets, sans aucune irruption humaine dans l’histoire.

À propos de Dirk Kesseler
Dirk Kesseler (1995) est un illustrateur, animateur et graphiste luxembourgeois basé à Berlin.
Il a obtenu sa licence d’illustration à la Design Akademie Berlin (aujourd’hui appelée Berlin School of Design and Communication) en 2019. Dirk a ensuite obtenu une maîtrise à l’Universität der Künste Berlin en 2023.
Il utilise des techniques de dessin traditionnelles et numériques pour transmettre son humour naïf et ses rêves absurdes. Il travaille dans de nombreuses disciplines, de la bande dessinée à l’éditorial, de l’affiche à la conception de produits.
Dirk Kesseler a présenté son travail sur de nombreuses plateformes internationales, notamment : Negotiation Matters: Berlin, Tel Aviv (2018) + Neurotitan (2020) ; Tabook Festival (2021).
Il est lauréat des Luxembourg Music Awards dans la catégorie Best Upcoming Artwork Designer (2018), du Shimon-Peres-Preis, pour le projet collectif „Negotiation Matters“ (2021), et du prix du mérite lors du « 3×3 Annual No.19 » (2022).

Depuis son inauguration officielle le 18 mai dernier en présence de S.A.R. la Grande-Duchesse, la ministre de la Culture Sam Tanson, S.E. Michèle Pranchère-Tomassino, ambassadeur du Luxembourg à Rome, et de plus de 200 professionnels, le pavillon luxembourgeois à la Biennale d’Architecture de Venise connaît un franc succès auprès du public. À mi-parcours de la Biennale qui se termine le 26 novembre, l’exposition « Down to Earth » a reçu près de 30 000 visiteurs au 30 août.

Le projet Down to Earth porté par les architectes, curatrices et chercheuses Francelle Cane et Marija Marić, explore de manière critique les coulisses de l’industrie spatiale et les récits médiatiques et scientifiques sur lesquels elle fonde son développement futur. Conçu comme un Lunar laboratory – ces espaces de recherche destinés à tester « grandeur nature » les robots spatiaux mais servant aussi de studios médiatiques pour la promotion de la course à l’espace –, l’exposition du pavillon luxembourgeois s’appuie sur les contributions de nombreux chercheurs, artistes et collaborateurs.

L’exposition a non seulement reçu un excellent accueil du public, mais également de la presse :

« La Lune inspire depuis longtemps les architectes. Les curatrices Francelle Cane et Marija Marić imaginent désormais à quoi elle ressemblerait si l’homme exploitait ses ressources » – Financial Times, 20 mai 2023

« (…) l’architecture peut être une force d’émancipation et un champ intellectuel stimulant. Le pavillon luxembourgeois à Venise en apporte la preuve. » – Tageblatt, 20 mai 2023.

« Les curatrices souhaitent lancer un débat : celui des conséquences de la perception de l’espace comme un espace économique traversé de frontières nationales. (…) Pour leur exposition, les curatrices transporteront la lune dans Arsenale et la reproduiront « down to earth ». (…) Ainsi la contribution luxembourgeoise à la biennale est la simulation d’une simulation. » – Bauwelt, 15 mai 2023.

Événements à venir :

14 + 15.09 | Pavilion Days, Venise

À l’occasion des Pavilion Days qui se tiendront les 14 et 15 septembre, les curatrices Francelle Cane et Marija Marić accueilleront les professionnels pour une visite guidée (sur invitation), chaque jour à 11h15 dans le cadre d’un parcours de visite au cœur de l’Arsenal.

21.09 | Conférence « Down to Earth », Luxembourg

Pour leur première conférence publique au Luxembourg, les deux curatrices du pavillon luxembourgeois à la Biennale d’architecture de Venise 2023, Francelle Cane et Marija Marić, présente leur projet de recherche et l’exposition « Down to Earth ».
Plus d’information : luca.lu

L’exposition Down to Earth est ouverte jusqu’au 26 novembre.
www.venicebiennale.kulturlx.lu

Après un mois de montage, les Sale d’Armi de l’Arsenale de Venise, qui accueillent depuis 2018 le pavillon luxembourgeois des biennales d’art et d’architecture, ont enfin ouvert leurs portes au public le 20 mai. Down to Earth, l’exposition conçue par les architectes, curatrices et chercheuses Francelle Cane et Marija Marić a reçu un excellent accueil, aussi bien auprès de la presse que des visiteurs.

La semaine d’ouverture de la Biennale d’Architecture de Venise est un moment particulier pour les professionnels qui s’y rendent, entre réunion de famille et symposium géant, elle draine tous les profils, émergeants ou confirmés, et toutes les tendances de la recherche en architecture. Pour qui défend un projet, les journées professionnelles sont importantes, à la fois pour étendre son réseau et pour susciter l’attention médiatique.

Durant ce marathon, les deux curatrices Francelle Cane et Marija Marić ont enchaîné les interviews avec la presse nationale et internationale, avant d’inaugurer officiellement le pavillon luxembourgeois le 18 mai, en présence de S.A.R. la Grande-Duchesse Maria Teresa, de Sam Tanson, Ministre de la Culture, de S.E. Michèle Pranchère-Tomassini, Ambassadeur du Luxembourg à Rome, et de plus de deux cents invités luxembourgeois et étrangers.

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Un pavillon national centré sur la question des ressources

Partant de la place du Luxembourg dans le développement du space mining, le projet Down to Earth porté par Francelle Cane et Marija Marić, explore de manière critique les coulisses de l’industrie spatiale et les récits médiatiques et scientifiques sur lesquels elle fonde son développement futur. Conçu comme un Lunar laboratory –  ces espaces de recherche destinés à tester « grandeur nature » les robots spatiaux mais servant aussi de studios médiatiques pour la promotion de la course à l’espace –, l’exposition du pavillon luxembourgeois s’appuie sur les contributions de nombreux chercheurs, artistes et collaborateurs.

Les éléments scénographiques développés au cours du processus de recherche collectif offrent trois manières d’appréhender le sujet à travers un film, un atelier et une publication. Intitulé Cosmic Market, le film d’Armin Linke, réalisé en collaboration avec les curatrices du Pavillon, expose les liens entre la recherche scientifique et les différentes interprétations de la législation spatiale, entre le développement technologique et la création de nouveaux marchés, à la fois sur Terre et au-delà. Fruit d’une collaboration entre le Centre Canadien d’Architecture (CCA) et le Pavillon du Luxembourg, le workshop « How to : mind the moon » prend pour point de départ une réflexion sur cinq matériaux lunaires, esquissant un nouveau type de « bibliothèque de matériaux » dont l’humour n’est pas absent. Le livre Staging the Moon, pièce autonome publiée par Spector Books (Leipzig ; design : Studio OK-RM), contient des essais critiques des deux curatrices, mais aussi des contributions d’Armin Linke et du photographe Ronni Campana.

Down to Earth met donc en scène de manière immersive et inventive les résultats d’une recherche essentielle sur la question de l’exploitation des ressources, qui s’inscrit parfaitement dans la thématique de l’exposition internationale de la Biennale « Laboratory of the Future », curatée par Lesley Lokko. Enracinée dans les angles morts de l’histoire officielle, l’exposition internationale place la réflexion architecturale sous le signe de l’imagination, son principal facteur de changement, et de l’éthique, qui doit nous guider dans notre approche de l’espace commun où nous puisons nos ressources.

C’est précisément cette question qui était au cœur de « (Re)penser les ressources », une discussion francophone organisée par le Pavillon Belge à laquelle les curatrices ont participé, samedi 20 mai, aux côtés des contributeurs et curateurs des pavillons belge, canadien, et français.

Un palmarès fidèle à la direction artistique

Le jury de la 18e Exposition Internationale d’Architecture – La Biennale di Venezia, composé d’Ippolito Pestellini Laparelli (président, Italie), Nora Akawi (Palestine), Thelma Golden (États-Unis), Tau Tavengwa (Zimbabwe) et Izabela Wieczorek (Pologne), a établi un palmarès totalement en accord avec les thèmes-clés de la Biennale : « décolonisation et décarbonisation ».

Le Lion d’or de la meilleure participation nationale a été attribué au Brésil pour une exposition fondée sur la recherche et « une intervention architecturale centrée sur les philosophies et les imaginaires des populations indigènes et noires qui envisage les modalités d’une réparation ». Une mention spéciale en tant que participation nationale a été décernée à la Grande-Bretagne pour le concept curatorial et la mise en espace « célébrant la puissance des rituels quotidiens en tant que formes de résistance et de pratiques spatiales dans les communautés diasporiques ».

Dans l’exposition internationale, le Lion d’or est allé à DAAR – Alessandro Petti et Sandi Hilal pour « leur engagement politique de longue date dans les pratiques architecturales et d’apprentissage de la décolonisation en Palestine et en Europe ».

Par ailleurs, Demas Nwoko, artiste, designer et architecte d’origine nigériane, a reçu le Lion d’or pour l’ensemble de sa carrière lors de la 18e exposition internationale d’architecture. Demas Nwoko a été à l’avant-garde de l’art moderne au Nigeria. En tant qu’artiste, il s’efforce d’incorporer à l’architecture et à la scénographie des techniques contemporaines afin de mettre en valeur les sujets africains dans la plupart de ses œuvres. Son travail est à découvrir au sein du pavillon Stirling, dans les Giardini.

Pour sa première nomination en tant qu’organisateur et coordinateur du pavillon luxembourgeois, Kultur | lx a pu compter et s’appuyer sur l’expérience du luca – Luxembourg Center for Architecture. Désormais en charge de la présence luxembourgeoise à Venise lors des deux Biennales d’Art et d’Architecture, Kultur | lx entend faire fructifier les contacts et s’appuyer sur l’expérience réussie de cette biennale.

Down to Earth, par Francelle Cane et Maria Marić est à découvrir jusqu’au 26 novembre 2023, 18e Exposition Internationale d’Architecture – La Biennale di Venezia, Arsenale, Sale d’Armi A, 1er étage.

Le jury de l’appel à candidatures pour la conception du Pavillon luxembourgeois à la 60e Biennale d’art contemporain de Venise 2024 s’est réuni pour le second tour, le mardi 25 avril. Il a retenu, parmi les quatre équipes artistiques finalistes, le projet « A Comparative Dialogue Act » d’Andrea Mancini & Every Island.

Kultur | lx, en collaboration avec le ministère de la Culture et le Mudam Luxembourg, a lancé, le 23 janvier 2023, un appel à candidatures pour la conception du Pavillon luxembourgeois à la 60e Biennale d’art contemporain de Venise 2024 et reçu 22 candidatures.

Suite à un premier tour en date du 8 mars 2023, le jury composé de Adam Budak (Directeur, Kestner Gesellschaft Hannover), Michelle Cotton (Cheffe du Département Programmation artistique et Contenu, Mudam Luxembourg), Hélène Doub (Responsable du Département Arts visuels, Kultur | lx – Arts Council Luxembourg), Hélène Guénin (Directrice, MAMAC | Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice), Stilbé Schroeder (Curatrice, Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain), Bettina Steinbrügge (Directrice, Mudam Luxembourg, Présidente du Jury), Joel Valabrega (Curatrice pour les arts performatifs et les programmes publics, Mudam Luxembourg) a retenu quatre équipes artistiques pour le second tour.

Commentaire du jury
Le jury a choisi à l’unanimité la contribution d’Andrea Mancini & Every Island, estimant que cette proposition était, sur le fond comme sur la forme, la plus contemporaine. Le collectif a convaincu le jury avec une contribution qui envisage le pavillon luxembourgeois comme lieu de production artistique. Le projet A Comparative Dialogue Act est conçu comme un soundlab ouvert, dans lequel le collectif active divers processus de recherche et invite d’autres collaborateurs à créer collectivement, pendant toute la durée de la Biennale, un paysage sonore à la façon d’un collage. Les sons présentés et produits vont de l’expérimental et de structures mélodiques à la parole et la voix. Le collectif invitera une jeune et influente génération d’artistes sonores à développer le « son de la Biennale » sur ses lieux mêmes, dans un studio acoustique intégré dans l’architecture du pavillon.

Il s’agit d’un projet remarquable, qui manifeste le nouvel intérêt, dans l’art contemporain, pour un développement collectif de scénarios et d’une ouverture permettant au public d’avoir une vue allant jusqu’au cœur de l’activité artistique, au plus près de ses productions. Ce faisant, le groupe traite d’une manière expérimentale la situation d’une Biennale pour faire œuvre programmatique. Nous sommes devant la proposition d’une jeune génération décidée à suggérer de façon inédite comment un pays comme le Luxembourg peut être présent à Venise avec une énergie renouvelée.

Cette proposition, loin d’être prétentieuse, en appelle de façon précise aux sens en présentant, pendant tout le temps de la Biennale, un projet appelé à évoluer en continu et à s’élargir de proche en proche. De même, le cadre clair et bien construit d’un environnement ouvert jette les bases d’une synthèse séduisante entre production et réception.

Le projet est emblématique de la créativité et du désir d’expérimentation vivaces au Luxembourg, un pays en perpétuelle évolution et ouvert au changement. En outre, la composition du collectif est représentative de la diversité sociale, culturelle et linguistique du pays.

 

Les Lauréats
L’équipe lauréate est composée d’Andrea Mancini et d’Every Island.
Le commissariat de l‘exposition sera confié à Joel Valabrega.

Andrea Mancini (1989) est un artiste et musicien luxembourgeois basé à Bruxelles. Sa pratique est multidisciplinaire et explore l’interrelation entre l’espace, le sujet et le son à travers l’installation, la vidéo et la performance en utilisant des confrontations dans la matérialité intangible du son. Le travail d’Andrea utilise également les codes de la culture des clubs, une scène dans laquelle il a émergé ces dernières années. Parmi ses projets récents, citons Minerals (installation audiovisuelle et performance, Rotondes), Matter of Deep Dreaming (installation audiovisuelle et performance, Casino Luxembourg) et New Age Landscape (installations sonores et vidéo, résidence Casino Display).

Every Island est un collectif de design basé à Bruxelles, formé en 2021 par Alessandro Cugola, Caterina Malavolti, Damir Draganić, Juliane Seehawer, Martina Genovesi. Le collectif étudie la performativité dans l’espace à travers des architectures et des installations éphémères. Utilisant l’ambiguïté comme outil de conception, l’espace est conçu comme une scénographie de transitions, de rôles, de scènes et de significations. Every Island a notamment réalisé les projets suivants : Maintenance as an act of Care (Résidence dans Off the grid- Casco, Leuven) Off-Temple ( Santarcangelo Festival, Scénographie pour une fête (MUDAM, Luxembourg), Welcome : a ceremony (Stam Europa, Bruxelles).

Joel Valabrega (née en 1991) est curatrice pour la performance et l’image en mouvement au Mudam Luxembourg. Elle est titulaire d’un master en architecture (Politecnico di Milano et IUAV Venise). Elle a travaillé dans le contexte institutionnel (Hangar Bicocca, Triennale Milano, V-A-C Foundation et Mudam Luxembourg) ainsi que dans des espaces indépendants. Avec Davide Giannella, Giovanna Silva et Delfino Sisto Legnani, elle est responsable de la programmation de MEGA, un project space milanais. Elle a précédemment travaillé en tant que curatrice invitée à la Fondation V-A-C à Moscou et à Venise (2018-2019). Elle a assuré le commissariat d’expositions, la programmation de performances et de nouvelles commandes majeures avec des artistes tels que Monira Al Qadiri, Tarek Atoui, Alexandra Bachzetsis, Pauline Boudry & Renate Lorenz, Cecilia Bengolea, Darius Dolatyari-Dolatdoust, Joanna Dudley, William Engelen, Lara Favaretto, Nicholas Grafia et Mikolaj Sobczak, Trajal Harrell, Yasmine Hugonnet, Christian Jankowski, Jacopo Jenna, M¥SS KETA, Ligia Lewis, Taus Makhacheva, Sidsel Meineche Hansen, Gianni Pettena, Alessandro di Pietro, Éliane Radigue, James Richards, Michele Rizzo, Mika Rottenberg, Vasya Run, Sam Stewart, Strasse, Nora Turato, Guan Xiao et ∞OS. Sa pratique curatoriale est fondée sur la recherche et de collaborations avec des magazines d’art.

 

La Biennale d’art contemporain de Venise
Créée en 1893, l’Exposition internationale d’Art contemporain – La Biennale di Venezia compte parmi les plus anciennes et importantes plateformes internationales pour l’art contemporain. Outre les expositions principales organisées par des curatrices et curateurs, quelques 90 pays participent à la biennale d’Art avec des contributions nationales.

Nommé en décembre 2022 par la Fondazione La Biennale di Venezia, le curateur brésilien et actuel directeur artistique du Museu de Arte de São Paulo Assis Chateaubriand – MASP, Adriano Pedrosa, assurera le Commissariat général de la Biennale de 2024.

Le président de la Fondazione Biennale di Venezia, Roberto Cicutto, envisage la prochaine édition de l’événement non pas comme « un catalogue de l’existant, mais [comme un événement qui] donne forme aux contradictions, aux dialogues et aux liens de parenté sans lesquels l’art serait une enclave dépourvue de sève vitale ».

La 60e exposition internationale d’art contemporain – La Biennale di Venezia se tiendra du 20 avril au 24 novembre 2024.